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Voies navigables et le transport fluvial

Pour plus de précisions, citons l'ouvrage suivant :

Mariniers : Tome 1, Histoire et mémoire de la batellerie artisanale [Relié] Bernard Le Sueur (Auteur). Editions Chasse-Marée.

Les mariniers

Biographie de l'auteur

"Pionnier de l'histoire orale, Bernard Le Sueur, marié à une fille de batelier, a rédigé une thèse relative aux " pénichiens " ainsi que plusieurs livres qui font référence sur le monde de la batellerie, son histoire urbaine, celle de ses techniques ou de ses entreprises, relatant notamment l'histoire de la Compagnie générale de navigation HPLM et l'Histoire fluviale de la capitale de la batellerie. Il a contribué à plusieurs ouvrages collectifs consacrés à la navigation intérieure, et est l'auteur de plus d'une centaine d'articles sur ce sujet. Collaborateur régulier du musée de la Batellerie de Conflans-Sainte-Honorine, dont il anime le secteur pédagogique, Bernard Le Sueur est président fondateur de l'Association internationale de recherches et de diffusion de la culture fluviale Hommes et cours d'eau."
Présentation de l'éditeur
"Voici le premier ouvrage de fond consacré à l'histoire des mariniers et de la batellerie artisanale, du Havre à Strasbourg et de Dunkerque à Lyon et Roanne, en passant par Paris. Grâce aux témoignages des nombreux " pénichiens " rencontrés par Bernard Le Sueur au cours de plusieurs décennies d'enquête, ainsi qu'à des documents d'archives, Mariniers présente la vie quotidienne de la communauté batelière, complexe et attachante, et les aléas d'un métier itinérant lié au mode de transport qui a été au centre de l'essor industriel européen pendant des siècles..........."

Histoire de la batellerie, tome 2, aux éditions Chasse Marée.
"Après un premier tome paru en octobre 2005 consacré à la péniche et à son mode de traction, à l'aménagement des canaux et des rivières, à l'essor du marché du transport fluvial et aux difficultés de la navigation, voici la seconde partie: ce tome présente cette fois la vie familiale des bateliers (les «pénichiens»), la défense du métier et l'évolution du mode de vie des mariniers au cours des deux derniers siècles.
Cet ouvrage de fond dresse le portrait à la fois géographique, technique, économique et humain de la communauté batelière depuis le XVIIIe siècle. On y découvre ses traditions et ses coutumes, ses périodes fastes et ses crises sociales. Quantité de mariniers y témoignent de leur vie au fil de l'eau naissances, jeux et loisirs, apprentissage, mariage, condition des femmes et scolarité des enfants, mais aussi luttes et grèves pour adapter un métier artisanal aux évolutions rapides de la société industrielle....... "

Référence ouvrage: Bernard Lesueur, Histoire de la batellerie,
tome 1 & 2, Chasse Marée, 2005.

http://www.chasse-maree.com/

Autre source d'informations :

http://www.encyclopedie.picardie.fr/index.php/Les_sucreries_de_Picardie


Les Voies navigables

Les voies navigables peuvent être distinguées en deux catégories :


Les voies terrestres,

Canaux, rivières, fleuves, empruntées dès les origines par des bateaux de faible tonnage, chalans, puis de plus fort tonnage, péniches. Ces activités sont regroupées sous le terme de batellerie.

Il était important pour un établissement sucrier de s'implanter à proximité d'une voie navigable, pour bénéfier du transport de fortes charges, aussi bien pour l'approvisionnement en matières en entrée (betteraves, chaux, ...) que pour la livraison des produits finis (sucre, engrais).
Les trajets devaient être assez courts pour éviter que les betteraves ne perdent trop de sucre, avant l'arrivée sur leur lieu de traitement.
Pour la livraison des produits finis, le trajet pouvait être plus long.
On pouvait donc observer deux activités distinctes, avec des navires de tonnages différents, selon le sens du transport.

Proche de la sucrerie de Francières, la Cité des Bateliers est un musée français consacré à la batellerie et situé à Longueil-Annel (Oise). Il a été ouvert au public en juillet 2000. Le village de Longueil-Annel est situé sur l'Oise, juste en amont de Compiègne, à 80 km de Paris. C'est un haut-lieu de la batellerie française, devenu un port fluvial important avec la Révolution industrielle, notamment avec la construction du canal latéral à l'Oise entre 1826 et 1831. Longueil-Annel se situe près de Compiègne à une vingtaine de kilomètres de Francières. Les projets en cours, en 2014, en feront le point de départ du futur canal Seine-Nord.
Le musée s'articule autour de :
- La Maison Musée
- La Péniche Musée "Freycinet"
- Les Kiosques sonores et les berges du canal

site internet : http://www.citedesbateliers.com/

Nombreux autres musées retracent les épopées de la batellerie :
- Le Musée de la batellerie de Conflans-Sainte-Honorine dans le département des Yvelines.
- Le Musée de la batellerie de Poses dans le département de l'Eure.
- Le Musée de la batellerie d'Auvillar dans le département du Tarn-et-Garonne.
- Le Musée de la batellerie de Redon dans le département de l'Ille-et-Vilaine.
- Le Musée de la batellerie d' Offendorf dans le département du Bas-Rhin.
- Le Musée de la batellerie d'Allier de Pont-du-Chateau dans le département du Puy-de-Dôme.
- Le Musée de la batellerie de Saint-Louis-Arziller dans le département de la Moselle.
Il existe aussi :
- La Maison de la Batellerie à Le Veurdre dans le département de Allier.
- Le Musée du Vin et de la Batellerie à Bergerac dans le département de la Dordogne.
- La Maison du Fleuve et du Vin à Port-Sainte-Foy dans le département de la Dordogne.
- En projet : Le musée de la batellerie de Retzwiller dans le département du Haut-Rhin.


Les voies maritimes
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Mers, océans. Avant le développement du sucre indigène de betteraves, le sucre était produit à partir de cannes cultivées dans les pays sub-tropicaux. Les navires rapportaient dans les ports de Nantes, Bordeaux, Marseille, les sucres non raffinés (Candi) produit par les Antilles, La Réunion, Madère et les Canaries...
Les navires effectuaient un périple trans-océanique, élaboré pour optimiser les déplacements.
Au départ des grands ports français, chargés de marchandise de pacotille, ils naviguaient vers l'Afrique pour charger une cargaison "d'ébène" (esclaves), qui serait livrée ensuite dans les plantations de la côte Est américaine, pour servire de main d'oeuvre peu onéreuse.
Le périple se terminait avec le retour des navires chargés de marchandises destinées au commerce européen. Ainsi, les voies maritimes ont représenté l'exemple significatif du Commerce triangulaire.

le commerce triangulaire ou la traite atlantique

"Il faut distinguer la traite du commerce triangulaire. Plusieurs formes de traite ont en effet existé vers les colonies d'Amérique et de l'Océan Indien : celle qui partait des colonies du Brésil pour aller chercher des esclaves en Afrique et les ramener au point de départ (le Brésil est le pays qui a reçu le plus d'esclaves) ; celle qui partait des colonies de l'océan indien (l'île Maurice, la Réunion, les Seychelles) également en navette ; et enfin, la plus importante, celle du commerce triangulaire, qui fournissait les colonies des Caraïbes et d'Amérique du Nord en esclaves.
Beaucoup de ports européens se sont livrés au commerce triangulaire : Nantes (le plus important port négrier français), la Rochelle, le Havre, Bordeaux, Liverpool, Bristol, Londres, Amsterdam, ont été les plus importants ports négriers. Etoffes, armes, bijoux de verre, alcool, … étaient chargés sur les bateaux pour être échangés en Afrique contre des esclaves. Ces derniers étaient transportés en Louisiane, Guyane, aux Antilles… d'où étaient ramenés sucre, épices, tabac et autres produits exotiques en direction de l'Europe.
Le commerce triangulaire a commencé dès le 17ème siècle (le port de Bordeaux arme son premier navire négrier en 1672, et la France crée la Compagnie du Sénégal en 1673), et c'est à la fin du 18ème siècle qu'il a connu son apogée.
Après leur capture, les esclaves devaient marcher jusqu'au port. Ceux qui ne mourraient pas d'épuisement étaient vendus aux négriers qui séparaient les hommes, les femmes et les enfants avant de les embarquer.
Beaucoup d'entre eux mourraient pendant le trajet qui durait plusieurs mois et pendant lequel ils étaient enchaînés, battus, sous-alimentés et victimes de conditions d'hygiène déplorables.
Le trafic du "Bois d'Ebène" (terme utilisé pour désigner les esclaves noirs) a permis aux négriers d'amasser très rapidement une fortune colossale en cumulant les fonctions d'armateur, négociant et magistrat......"
Informations extraites du site :
http://www.caraibes-mamanthe.org/histoire/ histoire_commerce_triangulaire.htm

A suivre...


Quelques vues significatives, issues de nos archives.

 

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Implantation traditionnelle d'une sucrerie desservie par un canal.
PS : selon une information d'un ancien de Maizy, M.Cazier, d'Origny Sainte Benoite,
il s'agirait en fait de la sucrerie de Maizy, aussi nommée sucrerie de Villers en Prayère,
malgré les indications mentionnées en haut de la carte.

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Une implantation idéale à Masnières (59). Route, rail et canal conjugués, pour alimenter la sucrerie. Coll. Sylvère Thomas.
Sur le coté gauche de l'image, on distingue, à l'ombre des arbres, la voie ferrée de l'engin de halage mécanique. (Voir plus loin dans cette page)

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La sucrerie de Pont-d'Ardres (62) et ses installations de chargement/déchargement, côté canal. Coll. Sylvère Thomas.
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Une vue plus récente du même établissement, côté voies ferrées. Coll. Sylvère Thomas.
Sur la rive opposée la piste de halage avec un engin posté à la hauteur du panache de fumée, en haut de l'image.
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A l'image des embranchements de voies ferrées, certains établissements sont desservis par des canaux privés, commandés par une écluse.
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Autre établissement, montrant l'emploi de barges poussées par les péniches entrevues au fond de l'image.
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Cette vue laisse entrevoir le grand mât qui équipait certains navires.
Une longe était tirée du haut du mât vers la rive où les hâleurs (animaux ou hommes),
étaient chargés de déplacer les péniches, le long des canaux, car très peu d'entre-elles étaient motorisées.
Ce mât, escamotable, recevait parfois une voile, qui permettait de soulager le travail des hâleurs.
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Autre vue, autres méthodes. Sur la marne, dans sa partie navigable, de petites embarcations sont déchargées dans des tombereaux routiers pour alimenter la sucrerie entrevue dans le lointain de l'image.
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autre vue sur des chalans mâtés naviguant sur l'Aisne.
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Une alternative courante à l'absence de motorisation : le toueur !
 

Le Toueur

Assister au départ ou à l'arrivée d'un toueur vaut vraiment le détour. Le toueur de Riqueval (02), électrique est unique en France. Ce bateau est capable de tracter jusqu’à 32 péniches pour les faire traverser le souterrain de Riqueval, long de 5.670 m.  À une vitesse moyenne de 2,5 km/h, il lui faut deux heures pour voir le bout du tunnel. Le toueur se hale sur une chaîne noyée de 8 km qui pèse plus de 90 tonnes !
Le tunnel creusé dans la colline par Napoléon Ier est très mal ventilé. Pour éviter toute asphyxie liée aux gaz d’échappements des engins motorisés, les péniches doivent arrêter leurs moteurs et se laissent tracter. Sur les navires, ce temps de repos est mis à profit par les équipages pour des échanges familiaux et conviviaux.

  

 voir la vidéo
Veuillez accéder à l'adresse suivante avec votre explorateur :
http://www.youtube.com/v/SsEUqqCwN0Q?fs=1&hl=fr_FR
 

On peut voir des toueurs exposés à terre à Riqueval (Aisne), à Pouilly-en-Auxois (Côte d'Or) ainsi qu'à Saint-Léger-des-Vignes (Nièvre) .

Bateau remorqueur dit toueur du canal latéral à la Loire à Saint-Léger-des-Vignes (58) :
http://cc-loire-foret.fr/tourisme/centre-dinterpretation-touristique-et-culturel-du-toueur/
Edifice de conservation : canal de navigation dit canal latéral à la Loire
Description : Entre Decize et Saint-Léger-des-Vignes, trois modèles de toueur à chaîne noyée se succèdent de 1870 à 1975.
De 1870 à 1907 : un toueur à vapeur en tôle (28,20 x 5,20 m) équipé de deux chaudières et d'une chaîne noyée sur laquelle s'effectue la remorque. La machine, d'une puissance d'environ 25 ch, actionne les engrenages de commande des trois tambours sur lesquels passe la chaîne. Un arrêté de 1901 stipule que par temps de brouillard ou lorsqu'il naviguera de nuit, le toueur devra être éclairé à l'avant par deux feux rouges et que le sifflet de la machine devra donner des avertissements sonores.

                                                           Touage
http://photo.lrx.free.fr/riqueval.htm

 
Autre exemple : la traction mécanique depuis la rive
 

Cette méthode consiste à installer sur la berge de la voie fluviale une voie, ferrée ou non, permettant de faire circuler des engins mécaniques chargés de haler les bateaux. "Ce halage des bateaux était installé tout le long des canaux. Le passage de la traction animale à la traction mécanique s'est fait pour des raisons de rendement."

Le fer : "Il y avait une voie ferrée électrifiée continue (seulement interrompue à certains passages difficiles où elle était remplacée par d'autres moyens, toueurs ou funiculaires, exceptionnellement remorqueurs. Situation évolutive. (voie de 60cm en Alsace, métrique ailleurs) de Huningue (Bâle) à Dunkerque, plus d'autres canaux reliés à ce réseau. "
La route : "La traction diesel était basée sur le même principe, sur des canaux moins fréquentés. Les engins à moteur diesel roulaient sur pneus et il n'y a pas eu de tracteur diesel sur rails, (sauf adaptation rare, temporaire et localisée en général pendant un chantier. Par contre on peut citer des engins sur pneus et à traction électrique". (propos tirés d'une discussion entre votre serviteur et notre ami Gérard Bianchi).

halage
Document Giovanni Fullin, courtoisie Gérard Bianchi (merci de citer ces sources, en cas d'utilisation de cette image)

Sermaize

Cette deuxième vue, prise à Sermaize (51), montre bien la voie de halage effectuant une boucle de contournement
de la zone de retournement des navires (à gauche de l'image). L'engin de halage est visible en bas de l'image, près du pont.
Document Guillaume Kiffer. Courtoisie Gérard Bianchi.
Merci de citer la source http://papidema.free.fr/accueil/canal/expl/sermaize-sucrerie.php

traction

Comme il n'entre pas dans nos propos de nous étendre sur ces techniques, nous invitons nos lecteurs à se délecter en parcourant le site passionnant de notre ami Gérard Bianchi, intarissable sur le sujet :

http://papidema.free.fr/traction_vn_1.php

 


Les écluses

          à venir
 

 








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