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Les puits

Le Bureau de Recherches Géologiques et Minières d’Amiens a demandé le 31 octobre 1968, à la sucrerie de Francières, de lui préciser l’emplacement d’un puits creusé en 1883 par l’entreprise Lippmann et d’une profondeur de 111,88 mètres. Cet organisme joint à sa demande le plan de sondage et la nature des couches rencontrées, la méthode de forage étant « havage ».
Mme Benoît répondit le six novembre 1968 qu’elle ne pouvait préciser cet emplacement.
Nos archives ne débutant qu’en 1884 à la création de la SDF, nous ne pouvons savoir s’il s’est agi à cette époque d’un nouveau puits ou du re-creusement d’un précédent.
Vers 2005, à côté de la cheminée actuelle, deux mètres à son nord, a été découvert un puits briqueté dont les dimensions au niveau du sol sont de 1,10m de diamètre.

Nous supposons qu’il s’agit du puits d’origine de 1829, vu son éloignement de la halle d’origine.
Nos recherches dans les archives des conseils d’administration de la SDF nous ont permis de relever entre 1894 et 1934 les problèmes posés par cette alimentation en eau, nécessaire au fonctionnement de l’usine.
Mais également que le sous-sol de la sucrerie est truffé de galeries souterraines datant de l’époque où l’on extrayait de la craie locale pour le four à chaux de cette époque lointaine. Ces galeries serviront ensuite à l’écoulement en profondeur de l’eau des bassins de décantation, pour la ramener aux puits.
Il faut sans doute séparer les puits pour extraire l’eau de ceux (puisards) pour son écoulement.

HISTORIQUE

3 octobre 1894 : on signale un manque d’eau dans les puits. L’entrepreneur qui a effectué les forages précédents en propose un supplémentaire pour 500 F
et a briqué les galeries.

10 octobre 1894 : l’eau ne manque plus, le forage est prometteur.

7 novembre 1894 : ont fait deux forages de plus pour 300 F.

30 janvier 1895 : il faut 6000 hl d’eau par jour. Les eaux de lavage ne retournent plus aux galeries souterraines. Il faut créer de nouveaux bassins de décantation ( 3500 F)

25 novembre 1896 : les bassins de décantation sont envahis par la boue, il faut en créer un troisième voire un quatrième.

1897 : on a vidangé les bassins, au total 12 000 mètres cubes de terre vidés et étalés dans les terres voisines, transportés par des wagons Decauville tirés par des chevaux.
L’écoulement des eaux en trop-plein se faisait par des galeries creusées dans la craie pour extraction pour le four à chaux. Ces galeries ont été bouchées par les boues. On ne peut plus descendre dans les puits (gaz en plus).
L’autre puits du trop-plein du réfrigérant est hors service. Ont demande des devis pour créer deux autres puits (bassins de décantation et réfrigérant), gagnant si possible les galeries souterraines.

 




21 décembre 1900 : on décide le creusement du puits vers Fresnel.

Rien jusque 1933

8 novembre 1933 : sécheresse. Baisse des eaux à Fresnel. On réactive celui de la cour.

11 juillet 1934 : Re-sécheresse. Le forage continue ( ?), il est poussé à 90 mètres, on abandonne.

10 août 1934 : décision de créer un puits à Estrées, (après avoir « emprunté » au puits de la gare).

19 décembre 1934 : les deux puits sont à sec ( cour et Fresnel ?) mais celui d’Estrées fait face.

Rien ensuite jusque 1969 et pas trouvé celui de Gournay

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PS : L’acte d’achat de Crespel en 1833 mentionne dans l’intérieur du domaine, un puits et un puisard.


Trois puits ou captage d'eau existent encore :

Celui de Gournay sert toujours à l'irrigation des terres de l'ancienne sucrerie. Il capte les eaux de la rivière Aronde. Le poste est implanté au bord de la rivière et de la D 82 à l'entrée du village en venant d'Estrées, à droite et en contrebas de la route. Le bâtiment est en maçonnerie enduite, couvert de tuiles mécaniques, sans transformateur.
Une canalisation souterraine le long de la nationale 17 amenait l'eau par le nord de la sucrerie jusqu'à son centre. Il a été créé en 1951. Ensuite, une dérivation amenait l'eau vers le bassin du réfrigérant.



Celui de Fresnel est implanté le long du C.V. n° 5 Francières-Rouvillers entre Fresnel et le village. Le bâtiment en briques abrite le système de pompage et est accolé à son transformateur électrique d'alimentation. Il jouxte celui qui alimentait naguère le village.



Quant à celui d'Estrées Saint Denis, il est situé sur la Nationale 17, côté ouest, un peu en retrait entre les installations de la DDE et le passage à niveau, sortie nord d'Estrées. Lui aussi est un bâtiment en briques enduites, adossé à son transfo et date de 1934. Son fronton porte toujours le sigle "SDF".