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Le personnel


Estrées-Saint-Denis - Fabrique de Francières Ed. Moreaux - Collection Jean Pierre Bricout


- En 1830, outre le chauffeur, on ne trouve que Louis Vinchon (né en 1785) "commis fabricant de sucre qui dirige l'usine et qui y demeure dans une maison couverte en ardoise, avec son épouse et ses trois enfants. (Sans doute la maison de gardien située au nord).
Louis Graves, dans son précis statistique signale que l'usine a employé - durant les périodes de campagne 1829/1832 - quarante personnes de Francières et des villages environnants et que pour la culture de la bette rave dans les environs, on a fait venir des ouvriers d'Artois et de Belgique.
- En 1856, outre le personnel de direction et administratif, étaient logés avec leurs familles 10 salariés permanents.
- En 1861, le directeur, le comptable, le chef de service et son commis et deux contremaîtres, 16 ouvriers occupant les fonctions de charpentier, charron, jardinier, cantinier, bouvier, chauffeur, serrurier, chaudronnier et manouvrier soit cinquante personnes avec leurs familles. Tous étaient logés dans les bâtiments de l'usine à l'est de la nationale.
- En 1834, on compte 40 hommes, vingt femmes et 20 enfants. En 1872, ils seront 25 puis 28 en 1875, 40 en 1881.
- En 1879, 234 personnes étaient employées en pleine saison dont 200 hommes, 20 femmes, 12 garçons et 02 filles de 12 à 16 ans. De logés et fixes : 40 en 1881, 29 en 1886, 19 en 1891, 31 en 1896, 50 en 1901, 42 en 1906.

Les qualifications du personnel se diversifient : Cuiseurs, basculiers, gaziers, tareurs, puis après la création d'un poste de chimiste, un ingénieur civil et un chef comptable.


E.D. Francières - Sucrerie - La sortie des ouvriers. Coll. J.P. Bricout


Les Emplois à la sucrerie de Francières :
- 1901 : 50 1906 : 42 1919 : 69 dont 23 agricoles 1926 : on rajoute un contremaître et un employé chargés de la branche industrielle (Moyvillers ?)
- 1930 : 157 habitants au hameau
- 1933 : 168 salariés dont 92 permanents (52 industriels usine - 40 service agricole) et 76 saisonniers
- 1941 : 282 salariés dont 270 ouvriers et 12 employés hors campagne et plus de 500 pendant la campagne 1955 : 190 salariés dont 104 permanents (65 industriels - 39 agricoles) et 86 saisonniers.

Le personnel assemblé dans la cour intérieure. Collection Joël Hiquebrant
Personnel de la sucrerie de Francières - Début XX° siècle. Collection Sampic.

Les campagnes betteravières étaient pénibles physiquement pour beaucoup de salariés.
Afin de leur rendre hommage, énumérons quelques-uns des postes tenus par des travailleurs de force :
- Arracheurs de betteraves avec une fourche à deux dents.
- Décolleteurs, séparant les feuilles de la racine avec une serpe.
- Chargeurs de betteraves avec une grande fourche dans les tombereaux et plus tard, dans les wagonnets de plaine.
- Alimentateurs attaquant, à la lance hydraulique, le stock de betteraves dans la cour de la sucrerie.
- Dépanneurs des aériens quand les câbles se rompaient à cause du gel et que les bennes déraillaient.
- Manutentionnaires, par tous les temps (pluie, vent, gel, neige).
- Chaufourniers, oeuvrant dans la poussière de chaux pulvérulente.
- Chargeurs et pousseurs de wagonnets Decauville, pour la pierre à chaux, le coke, le charbon, le mâchefer.
- Surveillants des bassins de décantation : rupture des conduits d'eau boueuse ou de digues.
- Débâtisseurs de filtres-presses, à la main ; et des filtres à poche.
- Hommes d'entretien des faisceaux de réchauffement et évaporation.
- Turbineurs à sucre avec leur palette, éreintés par leurs geste répétitifs.
- Hommes chargés du tamisage du sucre enveloppés de poussière.
- Coltineurs manipulant sans arrêt les sacs jute de 100 kg avec constitution de pile de sacs à l'entrepôt, jusqu'à une hauteur de cinq mètres, à la main, confrontés au risque (mortel) d'éboulement.
- Et autre main d'oeuvre, plus discrète, mais qui connaissait des "coups durs" (mécaniciens, chaudronniers, etc.)



Informations glanées aux ADO dans les registres d’état civil 1890 >>>1895 :

Charles Théophile COZETTE
35 ans, ouvrier d’usine (cuiseur) à l’usine de Francières et Cécile Célina LEFEVRE déclarent la naissance le 17 avril 1895 de Rose Jeanne Marguerite.

BACHELAND Auguste, manouvrier originaire de Belgique (Vlaeslon ?) est DCD le 08 mars 1895 à la ferme de Fresnel.

DOFFEMONT Marcel Louis Edmond 29 ans, charron à la sucrerie de Francières et THUILLIER Eugénie Lucie 26 ans, sans profession demeurant à la sucrerie de Francières déclarent la naissance le 20 novembre 1894 de Marcel Louis Edmond (DCD le 15 10 1979 à l’Isle Adam).

MACHUELLE Edouard Julien surveillant d’usine 34 ans et TOPART Marie Angelina déclarent la naissance de Victorice Vincent et Louis Victor le 20 07 1894.

DRODE Etienne cocher 27 ans, demeurant à la sucrerie de Francières et VILTARD Jeanne Marie concierge, 21 ans déclarent la naissance d’Albert Ernest né le 05 01 1894.

1891 : ROUX Lazare Jean Etienne Paul chimiste de 29 ans domicilié à Francières (sans précision) déclare la naissance de Pierre Jules Prudent né le 07avril à 2 heures ½ du soir. La mère Jeanne Marie Louise DRUELLE sans profession demeurant à Francières. Déclaration faite en présence de DRUELLE Louis 23 ans, chimiste demeurant à Francières et Edmond MANIERE 32 ans, médecin à Estrées Saint Denis, l’un étant le frère et l’autre un témoin.

17 octobre 1890, sont comparus ROCHET Clément 32 ans chauffeur domicilié à Courcelles, province du Hainaut en Belgique actuellement à Francières et CORNIBUS Léon basculeur 27 ans demeurant à Francières l’un frère et l’autre non parent du DCD déclarent le décès de Jean- Baptiste Ghislain ROCHET chauffeur, 43 ans né à Souvret province du Hainaut en Belgique le 28 octobre 1847 fils de défunt Henri ROCHET et Stéphanie Désirée et époux de LERMOYEUX Marie Julienne dite Claire.

Le 28 juillet 1890, sont comparus ROUX Lazare Jean Etienne Paul chimiste âgé de 28 ans, demeurant à la fabrique de Francières né à Toucy dans l’Yonne le 01 01 1862, fils de ROUX Jean Jules DCD à Toucy le 24 12 1873 et HOUZELOT Julie Françoise Eléonie, sans profession, 54 ans, domiciliée au dit Toucy et DRUELLE Jeanne Marie Louise sans profession 22 ans, née à Remigny dans l’Aisne le 08 septembre 1867 fille de DRUELLE Prudent Alphonse, fabricant de sucre âgé de 55 ans et de LEROY Adeline Célina sans profession, 51 ans demeurant à Francières, en présence de LEROY Sailly Félix Ferdinand rentier à Remigny 72 ans grand père de l’épouse, DRUELLE Jean Baptiste Aimé Frédéric, rentier à Séraucourt dans l’Aisne 64 ans, oncle de l’épouse. MARJOUX Charles Joseph Marie, négociant à Toucy dans l’Yonne 34 ans, beau-frère de l’époux, ROUX Jean Victor Charles négociant à Château Renard dans le Loiret 30 ans cousin germain de l’époux.

1899 : Louis Noël Napoléon PELLERIN 46 ans aide comptable et Jean Baptiste TREZEL 70 ans surveillant d’usine. Philippe RICHARD 40 ans aide comptable. Jules Léon PIOCHE contremaitre de sucrerie 34 ans épouse Emilienne Léontine DERMONT 30 ans sans profession. DRUELLE Maurice chimiste 23 ans (1889). PIDOUX Victor, instituteur à la retraite Brachy (59) fils de BACLEZ Joséphine et PIDOUX Napoléon DCD à Fruges (62).

05 avril 1888 : Sont comparus MAHIEUX Fernand Prosper Virgile 34 ans, directeur de sucrerie résidant depuis moins de six mois à Noyon, de droit à Fluquieres (Aisne) né à Origny Sainte Benoite et PIDOUX Aline Joséphine 18 ans sans profession née à Villers Plouich canton de Marcoing (Nord) le 30 07 1869 fille de PIDOUX Victor Napoléon instituteur retraité âgé de 49 ans et de BOIS Florine Renelde sans profession 45 ans tous trois domiciliés à Francières en présence de Prudent DRUELLE 53 ans, fabricant de sucre et ami du père de l’épouse et de PIDOUX Jules, 45 ans comptable demeurant à Francières oncle de l’épouse. 3E 254/8.

Plus actes de naissance de ROCHET Julien Désiré le 27 01 1888 et Jean François le 14 10 1885, enfants de
ROCHET Jean Baptiste et de LERMOYEUX Marie Claire Julienne.



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