Accueil>Sucrerie de Francières>La vie sociale>les logements ouvriers

 

 

MAISONS OUVRIERES – sauf m8 (direction)

Si, en 1829, la réglementation de l’époque a obligé la construction de l’usine à 3 km du village ( mais en ignorant le hameau de Fresnel !), il a bien fallu à la fabrique loger sur place les dirigeants et le personnel qualifié ( disons urgentiste)
nécessaire en cas de réparations d’urgence.
C’est ainsi qu’est né progressivement le hameau de la sucrerie sur la route royale numéro 17.
Par ailleurs, toute entreprise avait besoin de fixer sur place son personnel
en l’hébergeant, alors que n’existaient pas encore les transports en commun et les moyens de locomotion individuelle…à part les pieds.
Progressivement c’est donc constitué ce hameau, comprenant à la fin 175 habitants. Il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques comme l’ensemble de l’usine.

Mais en dehors de ce hameau, la sucrerie a acquis dans le temps des maisons dans les villages proches, sans oublier Fresnel et la ferme de Francières.
En 1955, le Conseil d’administration notait qu’il disposait d’une centaine de logements, tant pour le personnel agricole que pour le personnel de l’usine.
( il n’est question ici que de l’hébergement du personnel permanent, le personnel saisonnier en cours de campagne étant logé dans diverses parties successives de l’usine).

Les plus anciennes de ces habitations ont été élevées à l’est de la route, en périphérie de l’usine.
Plusieurs, citées dans les actes notariés, ont disparu dans le temps, vers l’orangerie à l’est et plus au nord.

Actuellement sont toujours visibles les constructions édifiées par Crespel-Dellisse au milieu du XIXe siècle. En 1829-1833, n’existait que le logement du directeur au nord de la halle de fabrication et deux logement d’ouvriers au-dessus de celle-ci. Et bien sûr les deux conciergeries de 1829 qui, malgré leur exiguïté, ont servi de logement jusqu’à la fermeture de 1969.

Crespel a donc réalisé l’ensemble situé le long de la route au nord de l’usine, avec sa longue façade rythmée d’arcatures, comprenant 10 logements avec caves, rez-de-chaussée et entresol, et jardinet à l’arrière.
Au début du XXe siècle, les deux logements du nord ont été transformés en cantine puis en école, et un logement et demi du sud sacrifié pour agrandir le logement patronal.

Il existe enfin de ce côté de la route, deux maisons aux extrémités nord et sud. Elles doivent dater du début du XXe siècle.

Celle du Nord ne semble pas correspondre aux actes du XIXe siècle.
Elles comprennent au Nord deux logements et trois dans celle du Sud.


M 2 : Logement Sud.Date de 1846. (à gauche sur la photographie). Divisée en trois logements. Couverte en tuile.


Une série de bâtiments s’élève de l’autre côté de la route.

Au sud, face à la distillerie 1880, cinq maisons ont été construites grâce aux dommages de guerre. Les quatre premières sont des maisons jumelées doubles, datant de 1923. La plus au nord est une maison simple bâtie en 1924-1925.
.

En remontant vers le nord, en face de l’école actuelle, le bâtiment le plus ancien est un ancien cabaret existant avant la création de la sucrerie et racheté en 1891 par Druelle pour y loger un mécanicien.
Contigûe, une maison double, ancienne, dont on ne connaît pas la date de création, fin XIX°-début XX° d’après son style.
Enfin, un peu plus loin, un pavillon jumelé puis un grand pavillon simple, datant de 1957


Ci dessous, détails des maisons jumelées situées de l'autre côté de la route nationale

M 3 :  ces quatre maisons jumelées datent de 1923. Situées au sud, elle sont élevées en maçonnerie enduite,
composées d’un rez de chaussée avec étage sans comble. Clichés J. Hiquebrant. Année 2003

 

M 4 : en prolongement nord. De 1924. Même construction mais avec sous-sol - photos 2003. Ref. 78 sur le plan ci-dessus

M 5 : maison ouvrière jumelée en briques pleines peintes avec rdc et étage sans comble de 1924.
Elle date du début du XIX° siècle et semble être le cabaret existant en 1829, lors de la création de l'usine. Deux vues.

M 6 : à gauche, maisons jumelées datant d'avant 1829.              M7 : à droite, maisons ouvrières jumelées de 1914.

M 8 : pavillon datant de 1950 en maçonnerie enduite. Il est composé d’un rez de chaussée, sur sous-sol, avec deux étages.

Logement du chimiste puis de Monsieur Bricout, gendre des Valette.
Un hangar à l'arrière, abritait, entre 1960 et 1964, l’avion personnel de M. Bricout.
(En 1934, un meeting aérien, regroupant 25 appareils, fut organisé par M. Benoit, sur les terrains situés derrière ces habitations.


En plus des maisons encore existantes, il semble que d’autres aient disparu aux alentours de la dernière guerre.
Nous en avons identifié une « M 9 » au sud de "M 5".
(Cliché ci-dessus).
Par ailleurs, sur une parcelle en face de la cour d’honneur, existait un bâtiment abritant l’antique auto-pompe.
Le bâtiment a disparu vers 1980. Il a aussi abrité l’âne de la charrette de Madame Benoit et, voisin, un portique servant aux écoles.
A l’arrière des maisons nord, se trouvaient les jardins ouvriers allant jusqu’au bunker.


Page d'accueil de l'ASSF