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La maison Patronale

Si on ne sait précisément où demeurait le directeur de la fabrique à l’origine, on sait par contre que dans la période Crespel (1833-1859), le logement patronal se trouvait dans le prolongement nord de la halle d’origine. Cette extension à deux étages, dans le même style que la halle de fabrication, (en gros à partir de la chapelle), s’est effondrée en 2007.
Elle comprenait habitation du maître et bureaux.
Dans cette même période, Crespel a bâti les deux ailes bordant la cour d’honneur, se prolongeant jusqu’à la route.
L’aile nord abritait écuries, buanderie et déjà en 1859, un bureau et une cuisine.
Vers 1890, l’habitation patronale a occupé progressivement ce retour d’équerre, fusionnant avec le précédent et comprenant plusieurs logements.
Jusque 1930, un porche central permettait d’accéder aux bâtiments plus au nord.

Logements 1938
Pavillons d'accueil & logement patronal en 1908



Vue depuis la cour d'honneur. (Après 1959). Collection Jean Pierre Bricout.
( On remarque encore les arcades des bâtiments agricoles précédents, ouvertures rebouchées pour créer des fenêtres
)

Dans les années 1930, cette aile a été modernisée en « Art-Déco ».
Création sur la cour d’une véranda et d’un perron couvert soutenu par des colonnes avec au premier étage un bow-window.
Sur la rue, une travée et demie des logements ouvriers de Crespel ont été sacrifiées pour agrandir ce logement patronal en façade, avec avancée en bow-window et à l’arrière, création d’une rotonde et d’un vestibule avec éclairage zénithal.

L’ensemble côté rue et côté cour d’honneur a été crépi sur les briques d’origine - comme les bureaux de l’aile sud et les deux conciergeries.
L’intérieur est embelli par des décors en staff et des vitres colorées.

Un petit jardin délimité par une palissade en bois est créé le long de la façade sud dans la cour d’honneur.


Vue aérienne (détail). Collection Jean Pierre Bricout.

Le bâtiment de l'aile nord de la cour centrale, ou nouvelle maison patronale a été déménagé et installé, soit à la fin du XIX° siècle soit au début du XX° siècle (la matrice cadastrale mentionne en 1891 et 1903 sur ces parcelles des modifications, agrandissement ou changement de destination).

La transformation de ce bâtiment en maison destinée au patron de l'usine, d'abord autour de 1900 et une deuxième fois vers les années 1930, n'a pas beaucoup affecté les murs d'origine : une véranda et un perron couvert soutenu par des colonnes, deux avancées en forme de bow-window au premier étage et une rotonde à l'arrière.
Vers 1930, les appartements occupés, l'un par Monsieur Valette et sa femme et l'autre par la famille Benoit, seront embellis par des décors en staff, une véranda et un perron couvert soutenu par des colonnes ainsi que deux avancées en forme de bow-window au premier étage, une rotonde à l'arrière, venus enrichir la façade sud. Cette rotonde donnait sur un vestibule à éclairage zénithal. Décors de staff et vitres décorées sont un remarquable exemple du "modern' style" qui a marqué cette époque.

Tout le bâtiment est crépi et la partie nord de la cour d'honneur est alors aménagée en jardin d'agrément avec bassin, rocaille et tonnelles. Le bâtiment se prolongeant au nord sera refait sur deux travées en plein cintre.



Vue aérienne du parc-jardin

A l’est de l’usine, en arrière de l’orangerie, se trouve un vaste jardin d’agrément privé, de 7000 m2, arborié, avec bassins, rocailles, kiosque et tonnelles. L'aménagement du jardin patronal, avec rocailles, bassins et cours d'eau, tonnelles et allées, ainsi que la serre, date vraisemblablement du début du XX° siècle (sans doute en même temps que l'aménagement de la maison patronale).

 


L'Orangerie

Monsieur Gaston Benoît a été à l'origine de la transformation
du bâtiment "à l'usage de bergerie, avec grenier carrelé au-dessus", en "orangerie.

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