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Définition de l'avenir de la Sucrerie de Francières.

"Un Centre de culture scientifique, technique et industriel".

La vision de l'architecte, M. Yves BOUR

L'association se félicite de l'implication de M. Yves BOUR dans la réalisation de ce projet.

Voici quelques extraits de l'article qu'il a bien voulu confier à la revue " l'Archéologie Industrielle en France " (n° 57) :

"C'est après une visite complète du site, guidé par les animateurs passionnés de l'association de sauvegarde que j'ai pu comprendre l'intérêt particulier de la sucrerie de Francières".

Après s'être livré à une analyse des différents aspects de l'usine, M. Bour conclut : "Après l'abandon de près de quarante ans dont a été victime le site, les caractéristiques architecturales des bâtiments sont encore visibles : façades porteuses en maçonnerie de brique, grandes arcatures soulignées par une modénature soignée, menuiseries métalliques très fines".

S'il constate que l'intérieur des lieux confère une impression plus confuse, due aux transformations et altérations manifestes qu'ont engendrées cent cinquante ans d'activité industrielle, il y voit la preuve de "l'acharnement des hommes à y poursuivre leur activité".

Elles sont pour lui autant d'empreintes physiques, laissées par des générations d'ouvriers et de techniciens. Etonnamment, et malgré leur mauvais état général, les lieux ne paraissent pas abandonnés, grâce à la poursuite d'une activité agricole sur une partie du domaine et au travail acharné de l'association : la pugnacité d'une poignée d'amoureux de l'usine a permis d'entrenir le lieu et sa mémoire.

M. Bour conclut que : "c'est à juste titre que le site est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques".

Confronté à la double exigence d'un budget limité et d'un programme modeste, l'architecte doit adopter une approche particulière pour arriver à ses fins. Ecoutons le : "c'est au cours d'une visite, alors que nous parcourions l'usine sous un ciel bleu éclatant que s'est imposée la solution : il fallait utiliser les grandes halles qui offraient des volumes généreux, spectaculaires, les seuls capables d'évoquer réellement l'univers de la sucrerie. Il fallait se réinstaller dans les bâtiments quitte à montrer les murs et leurs cicatrices.

Quel support plus idéal pour montrer la vie passée, pour évoquer l'histoire?

Avec pour philosophie sous jacente, construire avec les moyens et les matériaux actuels - en s'accomodant de l'existant - sans privilégier une époque plutôt qu'une autre, ce qui n'aurait pas eu de signification, vu les nombreux et si différents visages présentés par l'usine au fil du temps.

Pour une pleine compréhension de la démarche et pour les détails techniques de la future réalisation, nous renvoyons les personnes intéressées à la lecture de l'article qui nous a servi de référence.

Le regard d'un chercheur, Bertrand FOURNIER

"En 2008, le Service Régional de l'Inventaire du patrimoine culturel est naturellement intégré à la dynamique régionale qui se met en place autour du patrimoine de l'industrie sucrière et du site de Francières en particulier.

Il programme l'inventaire et l'étude de ce patrimoine sur l'ensemble des trois départements picards. Il s'appuie pour cela sur le repérage du patrimoine industriel déjà mené à partir de 1986 dans le département de la Somme ainsi que dans une partie de celui de l'Oise.

Ce premier travail avait déjà permis de souligner, dès 1993, la valeur de l'usine de Francières à une époque où personne ne s'y intéressait plus.

Dans le département de l'Aisne qui fut le premier département producteur de sucre, l'inventaire s'appuie sur une précédente étude menée en 1992 dans le cadre d'une exposition qui avait été présentée aux archives départementales,ainsi que sur l'approche historique de François Védrine, doctorant, dont les recherches sont toujours en cours.

 

Enfin, à l'échelle régionale, le travail universitaire de Christian Schnakenbourg permet de cerner l'évolution de cette industrie pour constituer un corpus d'étude d'environ deux cents sites représentatifs. Ce nombre correspond approximativement à celui des établissements recensés lors de la statistique industrielle de 1878, qui marque une sorte d'apogée dans l'âge d'or de l'industrie sucrière.

Le nombre de site encore existant n'a pas été ici le critère le plus déterminant, même s'il est important. L'objectif de l'inventaire, qui se place d'emblée dans la perspective de valorisation, est bien de retracer l'histoire de deux siècles d'une industrie, qui reste un élément fort de l'identité régionale, même si elle est aujourd'hui réduite à six établissements en activité dans la région..."


Vue arrière des logements ouvriers de 1850

 

Dans le cadre de leur projet de diplôme, deux étudiants avaient réalisé des maquettes :

Monsieur Chabrier, architecte DPLG ( photo de 1985).
Celui-ci a passé 2000 heures de travail sur le site, au milieu des broussailles, pour en dresser les plans de 1981 à 1985. Il en a fait le sujet de son diplôme d'architecte. Il avait alerté, à cette époque, les services de la DRAC sur l'intérêt du site et est donc l'un des premiers à avoir fait sortir notre sucrerie de l'oubli.

Mademoiselle Langlois

Reportage sur le musée de Francières diffusé sur FR3 en Octobre 2010.

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