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Historique, Réalisations et projets


Maquette du musée réalisée par Mlle Langlois.

REALISATIONS

1°- Obtention du classement. L'inscription à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques a été obtenue le 22 juin 1999.
Décret d'inscription :

Le Préfet de la région Picardie, Préfet de la Somme, Officier de la Légion d'Honneur,
Vu la loi du 31 décembre 1913 modifiée sur les Monuments Historiques, la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites de Picardie entendue, en sa séance du 02 juin 1999, confirmant l'avis de la Commission Régionale du Patrimoine Historique, Archéologique et Ethnologique de Picardie en sa séance du 06 janvier 1999 ; Vu les autres pièces produites et jointes au dossier, Considérant que la Sucrerie de Francières (Oise) présente, au point de vue de l'histoire et de l'art, un intérêt public en raison de son caractère unique, de son ancienneté et de la préservation de l'usine, témoin de l'industrie sucrière à ses débuts.
ARRETE :
Article 1er : Inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, l'ensemble des bâtiments de la Sucrerie de Francières (Oise) exceptés la laverie, la citerne à fuel lourd moderne, et le nouveau bâtiment de stockage agricole construit en 1995.
Fait à Amiens, le 22 juin 1999 Le Préfet, Jean Louis DUFEIGNEUX


2°- Réalisation d'une étude de faisabilité d'un espace consacré au sucre et à la betterave sucrière,

En 1999, première étude de faisabilité dans le but de créer un « musée du sucre » dans les bâtiments réhabilités de la sucrerie.
En 2006, deuxième étude de faisabilité dans le cadre de la recherche d’un opérateur privé assurant la gestion du lieu.
Cette étude, soumise au Président du Conseil Régional, reçoit un accueil immédiat.
La Région, associée au Département et aux autres structures administratives, décide de prendre ce projet en main en y adjoignant «un centre vitrine du pôle à vocation mondiale industrie et agro-ressources (IAR) pour les débouchés non alimentaires des produits agricoles ». Ceci dans le cadre d’un contrat Etat-Région.
La Région procède à une troisième étude de faisabilité rendue en 2008 ( cabinet « troisième pôle ») et met en route les études juridiques et les premières études architecturales.
Ce n’est qu’en 2009 que nous apprenons l’existence une subvention européenne concernant la partie « sucreries ». Cette décision de la Commission de Bruxelles datait de 2006 dans le cadre du « Programme national de restructuration du sucre », projet PRN. Cette commission accordait une subvention de « dédommagement » à la suite de la diminution d’un tiers des productions betteravières et sucrières. Pour la France, 26 millions d’euros sont débloqués pour dédommager les planteurs et sucriers.

Simultanément, Bruxelles, par la mesure DR- PRN 323 E, réservait une subvention pour la conservation et la mise en valeur du patrimoine culturel sucrier. Pour la France, cette subvention a été fixée à 1 431 000€. Et cette subvention, d’une part, ne devait être débloquée semestriellement que sur factures validées et in fine, accordée que si la réalisation du projet était terminée le 30 septembre 2010 (heureusement cette date été reportée ultérieurement à septembre 2011).

3°- Gestion des subventions.

La gestion de cette subvention est assurée localement par les services de la DRAAF (Direction Régionale de l’Agriculture). Elle était accordable à une association, la nôtre étant la seule possible et prête en France. Ces fonds européens ne concernent que la partie « mémoire sucrière ».
Parallèlement, il fallait monter le projet Agro-Ressources. Sous conditions de règlement également, a été mis en place un projet de 500 000 € assurés par :
- la Région pour 200 000 €
- le Conseil Général pour 200 000 €
- l’Association pour 100 000 €
Pour ceux-ci, l’ASSF en a trouvé le financement auprès de la Fondation Nationale du Crédit Agricole et celle du Crédit Agricole Brie-Picardie.
En 2009, l’association a été désignée par toutes les instances « maître d’ouvrage » de ces deux projets avec les responsabilités financières juridiques et techniques que cela implique.
Elle a gardé comme « maître d’œuvre » l’architecte Yves Bour qui était celui de la troisième étude de faisabilité de la Région. Il lui a fallu s’adjoindre un assistant maître d’œuvre, un OPC, un bureau de contrôle technique et un commissaire aux comptes.
Et lui a fallu surtout effectuer de multiples démarches et faire accepter de multiples dossiers auprès de :
- La Préfecture de Région
- Le Conseil Régional et ses instances, Culture, Inventaire, Phosphorescience ( devenu
Ombelliscience)
- Le Conseil Général et ses services Culture, Equipement etc.
- La DRAC ( affaires culturelles régionales) et l’architecte des bâtiments de France
- La sous-préfecture
Elle a négocié et obtenu auprès du Crédit Agricole un découvert à un taux préférentiel.


4°- Réalisation du projet

Un bail emphytéotique été signé le 29 octobre 2009 avec la Société agricole propriétaire, bail s’appliquant à tout le centre de l’usine, logement patronal inclus. Ce bail de 30 années est rétro cessible au bout de trois ans à un organisme- sans doute régional- poursuivant l’ensemble de la réhabilitation. Celle-ci a d’ailleurs été formellement reconnue par la Région et le Département à la demande de la DRAC.
Le permis de construire a été obtenu le huit mars 2010. Les démolitions nécessaires et les arasements des sols ont été effectuées à l’été 2010.
En janvier 2011, l’ensemble des entreprises se répartissant les 15 lots du projet avec leurs sous-lots, ont été désignées. A la fin de ce mois, le bureau de contrôle technique a donné un avis favorable sur l’ensemble des calculs remis par les entreprises.
Après réception de son accord, les assurances dommages ouvrage, protection du maître d’ouvrage,ont été signées dans la foulée. C’est dans la première quinzaine de février 2011 que les travaux proprement dits ont commencé par les fondations.
La fin des travaux était prévue pour le 31 août 2011, septembre étant réservé aux finitions et à la muséographie.
Simultanément, l’ASSF a travaillé avec le Service Régional de l’Inventaire à la muséographie, rédaction des textes, fournitures et choix de l’iconographie.
Régulièrement se sont tenus à Amiens des Comités Scientifiques et Techniques, les uns pour le projet PRN, les autres pour le projet IAR. Ainsi que des Comités de Pilotage regroupant toutes les instances administratives et les financiers.

5°- Rassemblement de matériels.

Conjointement avec le propriétaire, l'Association a procédé à la quête et au rassemblement d'un important matériel stocké et destiné à la muséographie. Plus de trois cents pièces étant déjà répertoriées.
Au total en 2006 et début 2007, cinquante tonnes de matériel ont été offerts et acheminés aux frais de l'association.
Une chaîne de fabrication partielle pourra être exposée dans une phase future du musée, du coupe-racines au matériel de conditionnement, sous réserve de leur remise en état de présentation. Long travail pour les bénévoles.
Un diffuseur RT 2 dont elle a financé le démontage et le stockage, ainsi qu'un élément de cuite sont en place sur le site.




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