Association pour la Sauvegarde de la Sucrerie de Francières

LA    LETTRE    DE    LA    SUCRERIE

  N° 61 - Mai  2013

                        Assemblée Générale fixée le 25 mai 2013 à 14h30 à la  sucrerie de Francières

L'année 2012 ayant été une année particulière avec l'ouverture des espaces rénovés des halles Thirial et de la diffusion, nous reprenons le calendrier habituel de notre association avec la tenue de l'assemblée générale ordinaire le samedi 25 mai 2013. La convocation des adhérents est jointe à cet envoi.

La présidente a signé le 25 mars 2013 avec Planète Sciences Picardie  la convention relative à la mise à disposition des locaux rénovés de la Sucrerie de Francières .

La Sucrerie est ouverte le premier week-end de chaque mois de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00 ( le samedi et le dimanche). Tarif 6€, 5€ pour les 7-16 ans, gratuit pour les moins de 7 ans

Les autres visites (groupes, scolaires) se déroulent tout au long de l'année sur réservation.

                  Télephone :  09 81 35 69 53  lundi et mardi de 9h a 17h30

Nous rappelons que toute demande de visite de groupe scolaire ou non est recevable dorénavant à une seule adresse mail: sucrerie-francieres@planete-sciences.org -

Le conseil d'administration invite tous les membres à la présentation du film réalisé par Delphine Moreau, intitulé "Les gens du Sucre, morceaux d'histoire " à la suite de l' assemblée générale.

Le projet associatif 2013 s'organise autour des activités suivantes :

ñ    La reprise des activités historiques de l’association, de façon à poursuivre les recherches relatives à tous les aspects de l’histoire de l’industrie sucrière,

ñ       La rénovation d’une salle pour les activités associatives et  où pourront être rapatriées les collections recueillies par l’association

ñ      La recherche de moyens pour rénover le laboratoire de Francières et y implanter la belle collection d'objet de laboratoire.  Soutenez cette action par un don spécifique ou mobilisez vos contacts pour  soutenir cette action.

Il est toujours temps de réadhérer.

Le site internet de notre association a été entièrement "relooké" ; nous vous invitons à aller l'admirer !

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                         LA  CULTURE  DE  LA  BETTERAVE

Elle entraîne au 19e siècle une modification du paysage avec dans plusieurs régions de l’Oise une déforestation pour augmenter les surfaces cultivables et le remplacement des jachères par cette culture. Elle entraîne aussi un bouleversement social avec l’emploi hivernal des ouvriers agricoles, la mutation de beaucoup en ouvriers d’usines, un accroissement de revenus des fermes qui multiplièrent au début de multiples petites fabriques artisanales puis, plus tard, le rachat de terre et de petites exploitations par les sucreries devenues plus importantes et assurant en grande partie leur propre production betterave.

Parallèlement aux progrès des techniques industrielles et de l’amélioration de la qualité des betteraves, toute une évolution de la culture avec une mécanisation croissante a eu lieu jusqu’à ce jour.

Il a fallu (cela est valable pour l’ensemble de l’agriculture) dit M. Sterlin « abandonner l’araire pour le brabant (avec deux roues puis talon-contre et rasette puis un second déversoir permettant de rejeter aussi la terre à gauche) permettant un sillon plus profond et une terre plus travaillée. » Et remplacer les semailles à la main par des semoirs à ergots sur trois puis six rangs.

Apprendre vers 1830 à ne pas couper trop tôt les feuilles des betteraves.

Apprendre les engrais.

Si on ne connaissait au début du XIXe siècle que le fumier et la chaux, au milieu du siècle sont apparus le crude-ammoniac (sous-produit du gaz d’éclairage) puis les engrais azotés, les désherbants supprimant le pénible binage, les insecticides et fongicides…

La mécanisation se poursuivit avec l’apparition au début du XXe siècle de machines à vapeur et de loco-tracteurs qui tiraient les engins aratoires par câble d’un bout à l’autre des champs. Puis les tracteurs à partir de 1918, puis les camions qui remplaceront la traction animale. Pour finir actuellement par les « machines intégrales ».

Après 150 ans de travail de la terre dans la boue et la pluie, sans bottes de caoutchouc, le planteur actuellement n’a presque plus besoin de descendre de sa machine.

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Voici le travail de la terre par les ouvriers agricoles de 1812 à la moitié du XXe siècle.

« Jadis » après labour et hersage de la terre :

 -en avril : les graines étaient semées en ligne à la main avant l’apparition des semoirs. Puis les graines furent  humidifiées préalablement. Ensuite passage du rouleau.

 -suivait le « démariage » à 1-2 cm de diamètre de la racine. Car ce que l’on appelle la « graine »est en fait une fleur contenant plusieurs semences.

Arrachage du surnombre pour espacer les plans et repiquages là où les grains avaient avorté.

 -plusieurs sarclages ou binages à la houe suivent durant la pousse. «On ne fait jamais assez de binages ».

 -l’arrachage se faisait  quand les feuilles commencent à faner, avec une petite fourche à deux dents.

 -ensuite on « étêtait » la tête portant les feuilles au couteau ou avec une petite bêche. C’est ce qu’on appelait « le décolletage ».

 -les betteraves étaient ramassées en tas recouverts de feuilles ou mises en silos, recouverts de terre.

 -au début de la campagne, le chargement se faisait à la fourche dans les tombereaux et les transports à la sucrerie avec des brouettes.

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Si vous ne l’avez fait, renouvelez votre adhésion ; sollicitez des dons (66% viennent en déduction fiscale ASSF est association agrée « organisme d’intérêt général » - décision du 14 Novembre 2006)

Adhésion annuelle : 12 Euros minimum  - 8 euros pour les habitants de Francières

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ASSF -  Siège social : 43 Rue du Bout du Monde -

 http://perso.wanadoo.fr/sucrerie-francieres – contact.sucrerie@gmail.com.