Association pour la Sauvegarde de la Sucrerie de Francières

LA    LETTRE    DE    LA    SUCRERIE

  N° 52  – MAI 2011

ASSEMBLEE GENERALE  fixée  le  SAMEDI 14 MAI 2011 à 14H,
salle polyvalente de Francières ; convocation des adhérents par courrier joint

Une grue de 800 t de l’entreprise SORIVAL est venue installer la diffusion de 80  tonnes à son emplacement définitif dans la halle de diffusion le jeudi 31 mars 2011 ; cela nous a valu articles de presse ainsi qu’un reportage de France 3 Picardie diffusé le vendredi 1 er avril et un autre à paraître sur WEB TV Picardie . Souvent, des photographes viennent admirer notre vieux bâtiment : de très belles vues sont ainsi visibles dans le cadre d’une exposition de photos de A.S. GAULIER « Memoria Industrialis «  patronnée par la mairie de MONTCEAU LES MINES jusqu’au 25 juin 2011 .

Courant février , le forage des micropieux, à une profondeur de 7 mètres, a été réalisé , suivi par la fabrication des massifs en béton situés sur ces micropieux et destinés à recevoir les charpentes métalliques . Celles-ci commencent à être installées depuis fin avril.

Parallélement, les réseaux – eau, électricité, assainissement, télécommunications – ont été mis en place.

Enfin, le ravalement des façades a débuté . 

La muséographie de la partie PRN dite « parcours d’interprétation sucrier « est pratiquement terminée et sera avalisée par le Comité de Pilotage du 11 mai .

Nous vous adressons ci-dessous l’appel de cotisation 2011 ; nous faisons plus que jamais appel à votre générosité, votre soutien financier est crucial pour les deux années à venir 2010 et 2011, afin de nous permettre d’assumer la charge financière importante que représentent les travaux de réhabilitation. Nous vous précisons qu’un reçu fiscal vous sera adressé au mois de janvier  2012 pour tout don déductible à 66% de l’impôt  .

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     Bulletin d'inscription à l'Association pour la Sauvegarde de la Sucrerie de Francières-    Année 2011

Nom :                                                                                   Prénom :                                            N°Carte :

Adresse :

Code postal / Ville :                                                              e-mail :

Je sollicite mon inscription / ma réinscription à l'Association pour la Sauvegarde de la Sucrerie de Francières et verse la somme de                           ¨           12     €  comme membre actif 

                                                          ¨             8      € comme habitant de la commune de Francières

                                                          ¨ _________ comme membre bienfaiteur (plus de 12 €)

Mode de paiement* :              O  chèque bancaire        ;   O   CCP                  autre

Signature obligatoire :           

Siège Social : 43 rue du Bout du Monde 60190 Francières, Adhésion annuelle : 12 Euros - 8 euros pour les habitants de Francières – http : //perso.wanadoo.fr/sucrerie-francieres  (e-mail : michel.varoqueaux
@wanadoo.fr).                               1





LE  TRANSPORTEUR HYDRAULIQUE - LES CANIVAUX    suite

En 1911, Gaston Benoît  propose le bétonnage de ces caniveaux avec : « l’installation conséquente de la distribution d’eau sous pression », projetée par une lance (avec une pompe à commande électrique qui sera remplacée en 1923).           

Ces lances sont appelées  « mitrailleuses d’abattage ». Il estime qu’il n’y aura plus besoin d’homme travaillant dans les caniveaux, « travail pénible dont le recrutement est difficile ». (Ce qui se révélera faux car s’il n’y aura plus de maniement à la fourche, il faudra sans cesse curer ces caniveaux).

Il propose aussi un hangar (1000 m2) pour protéger les betteraves déchargées en (3). (Placé au sud de la cour derrière la dernière maison, il était dimensionné pour recevoir un million de betteraves).

En janvier 1924, est érigé un grand hangar (coût 160 000 francs) au-dessus des caniveaux (2), couvrant presque toute la cour jusqu’à la route, pour protéger les ouvriers et permettre un travail de nuit et par mauvais temps. En 1910, ce projet « pour protéger les betteraves de la pluie » avait été refusé par le conseil d’administration. Bien plus tard, Mme Benoît, soucieuse de cette protection du personnel, dut se résoudre à le démolir car il gênait le trafic des camions modernes. En 1924 fut aussi construit un bâtiment pour abriter les laveurs.

Le troisième caniveau, numéroté (3), fut creusé en 1926. Partant du hangar (3), il longe la distillerie et débouche dans les caniveaux près du laveur.

Il mesure 200 mètres au total et dans sa partie passant sous le hangar de la cour à betteraves, comporte une partie souterraine sur 150 mètres avec un regard tous les 30 mètres pour le curage. En 1929, tous ces caniveaux de section en V ont été refaits  avec des parois latérales verticales et un fond arrondi en U, avec une chasse plus puissante.

C’est en 1955 qu’a été achetée la « grande roue » dressée contre la façade pour le nettoyage des betteraves à la place du pulseur à air comprimé. Elle s’est descellée et fut réparée en 66-67.

Ces divers caniveaux étaient à ciel ouvert dans la zone de déchargement mais recouverts ensuite jusqu’au lavoir. Etant donc souterrains dans leur partie rétrécie, le travail de curage était difficile et pénible. C’est vers 1964-65 qu’ils furent refaits à « ciel ouvert » et recouverts de traverses de chemin de fer que l’on aperçoit encore. De plus, le fond arrondi fut re cimenté à plat avec une meilleure pente.

Ces caniveaux souterrains étaient de véritables tunnels de faible hauteur.

D’après les anciens, ils se bouchaient  tout le temps. Les « nettoyeurs » devaient entrer par l’ouverture à « la mitrailleuse » et s’y traîner à quatre pattes dans l’eau en tirant des seaux. Il arrivait qu’ils soient entraînés par le courant jusqu’à la fosse aux herbes finale.

Après 1965, tous les matins, on soulevait les traverses et on remontait la boue avec un seau sans refaire tout le trajet.

Pour alimenter la « mitrailleuse », travail fatigant lui aussi, l’eau provenait des bassins de décantation situés derrière l’usine vers Fresnel, où étaient dirigées les eaux sales. Après décantation, où l’eau passait par des « écluses » ou « mares à boue », cette eau propre était récupérée pour les mitrailleuses … mais les tuyaux l’emmenant dans la cour « pétaient » souvent.                         

PLAN DES CANIVAUX en cours d’installation SUR LE SITE INTERNET  de l’ASSF.