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Historique de l'Association

Vue aérienne du site prise en 1998. Collection Jean Pierre Bricout

En 1972, le site industriel  de Francières est désormais vide de tout occupant. Bureaux, école, chapelle, logement patronal, ouverts à tous vents. Dans l’usine, tout le matériel a été vendu ou ferraillé et pour l’extraire, des toits et des plafonds ont été crevés. Durant 22 ans, le vandalisme a continué, la végétation a envahi le site.

En 1994, tout juste sorti de l’institut Lassalle (Ecole d’agriculture de Beauvais), un jeune directeur reprend la direction de la S.A.F. (Société Agricole de Francières, créée en 1969 pour continuer l’exploitation agricole et toujours propriétaire du site). Jean-Pierre Bricout descend des directeurs successifs de la sucrerie depuis 1894.

Au premier abord, cette friche ne lui inspire que le désir de la raser pour y installer le centre de l’exploitation des terres de la société.
C’est cette année, que Bertrand Dufournier, chercheur à l’Inventaire Général et Jean-Charles Cappronier, recenseur des Monuments historiques, attirent son attention sur la valeur historique de cette ancienne sucrerie.

En 1996, M. Bricout crée avec le professeur d’histoire Jean-Pierre Besse, l’Association pour la Sauvegarde de la Sucrerie de Francières (ASSF). Ce dernier est le co-auteur en 1993 de la brochure des Annales Historiques Compiègnoises, consacrée aux sucreries de Picardie.
Cette association régie selon la loi de 1901, porte le numéro 2073.

Son statut est de « préserver les bâtiments de la sucrerie de Francières afin de conserver le patrimoine architectural, industriel, historique et culturel qu’ils représentent et de permettre au public d’en bénéficier ». La « Lettre de la Sucrerie », trimestrielle, voit son premier numéro.

De 1996 à 1999, l’A.S.S.F. commence un énorme travail - qui se poursuit- de recueil de témoignages, de collecte de documents et de matériel. Elle compte en 1998, 116 adhérents.
Les premières journées Portes Ouvertes accueillent un grand nombre de visiteurs. La presse locale se fait l’écho de ces événements par le biais de nombreux articles. La société propriétaire entreprend de son côté le nettoyage du site, sa mise hors d’eau et la consolidation des structures.

L’année 1999 est importante.

L’inscription à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques est obtenue, comprenant le hameau. C’est la première sucrerie française classée et la seule à ce jour. Sous la direction du président Besse, la brochure « La Sucrerie de Francières-Mémoires » est éditée et ne cesse de se vendre depuis.
Et c’est cette année-là aussi qu’est terminée la première étude de faisabilité du cabinet Menighetti qui servira de base de travail aux deux suivantes. Cette étude a été financée par l’association, la D.R.A.C., Union S.D.A., la S.A.F., la société Deleplanque et la Chambre Régionale d’Agriculture.
Transmise à toutes les autorités administratives, cette étude ne reçoit aucune réponse malgré une relance en 2000. Seul, le Syndicat National des Fabricants de Sucre propose une participation à la condition que la gestion d’un futur musée soit exercée par un opérateur privé en assurant une gestion équilibrée.

En 2000, Jean-Pierre Besse se retire et la présidence sera ensuite assurée par Michel Varoqueaux.

Avec le directeur de la S.A.F., après une tentative de projet avec l’U.T.C. de Compiègne, l’association recherche un opérateur privé. Le premier retenu est l’Eco-Musée des Pays de l’Oise qui disparaît deux ans et demi après …avec nos dossiers.


Un nouveau contact est pris ensuite avec Culture-Espaces, gestionnaire de sites de l’Institut de France qui commande une deuxième étude de faisabilité actualisée, au groupe Harmatan. Cette étude est financée par l’association, TEREOS, Deleplanque, la Chambre Régionale d’Agriculture et d’Industrie, la société Pulposec et bien sûr la S.A.F. Harmatan rendra sa copie en juin 2006.

L’association durant toutes ces années voit son nombre d’inscrits augmenter régulièrement pour atteindre 356 en 2009. Mais surtout elle ajoute dans ses statuts en 2002 le but de : « création d’un site d’information, de documentation, de mémoire et d’histoire de l’industrie sucrière en France ». Ce travail, toujours en cours, a permis déjà de recenser plus de 1100 sucreries métropolitaines.

Elle multiplie les activités en travaillant avec l’Agence Régionale du Patrimoine sur la Mémoire ouvrière, en multipliant les participations aux manifestations, en ouvrant ses portes aux « Journées du Patrimoine » et du « Printemps de l’Industrie » ainsi qu’à de nombreux groupes et associations diverses et surtout aux scolaires, souvent en liaison avec le département. Ses bénévoles restaurent entièrement l’école en 2004 et 2005 et la chapelle de 2006 à 2009.
Elle a ouvert un site Internet qui lui a donné une autorité en la matière, les demandes ou les fournitures de renseignements lui parvenant même de l’étranger.
La collecte de témoignages, de documents iconographiques, la constitution d’une bibliothèque contenant de nombreuses monographies et ouvrages spécialisés lui permettent de disposer d’une importante banque de données. Elle a aussi approfondi l’histoire du site de Francières en complément du travail de Jean-Pierre Besse. Le résultat de ces recherches a été publié dans la « Lettre de la Sucrerie ».

Parvenue en 2006, l’association envisage de se tourner de nouveau vers un financement public, voire un partenariat public-privé.

A l’occasion d’une demande de subvention au Conseil Régional pour un transport de matériel,
le Président et le Directeur de la S.A.F. sont reçus par le nouveau président du Conseil Régional, Claude Gewerc. D’emblée, celui-ci s’intéresse à ce projet avec l’intention de le doubler d’un site sur l’avenir non alimentaire des agro ressources et de la chimie verte (projet dit « I.A.R. »). Ce qui s’inscrit parfaitement dans nos vues car nous cherchions également à créer une activité pérenne à côté du musée proprement dit.

Très vite, dans le cadre du grand projet régional avec désignation par département d’un site emblématique du patrimoine industriel, la sucrerie de Francières est choisie pour l’Oise.


Région et Département négocient une entente et l’accord de toutes les structures : Canton, Communauté de communes et Municipalité. Le Conseil Régional lance alors une troisième étude de faisabilité confiée au cabinet « Troisième pôle » ainsi qu’une étude juridique pour la mise à disposition du site par la société propriétaire.
Début 2009, l’association apprend l’opportunité d’une subvention européenne pour créer un espace culturel et scientifique de la mémoire sucrière.
Cette subvention pouvait être attribuée à une association et nous étions la seule, prête de surcroît.
C’est alors que débuta le projet d’une première tranche de travaux, avec la désignation de l’A.S.S.F. comme maître d’ouvrage. Ceci est décrit en détail dans le chapitre « Projets-Vers un musée du sucre ».

Outre le travail effectué ces deux dernières années, l’A.S.S.F. a poursuivi ses activités: enrichissement de la documentation et quête de matériel, avec en particulier, l’arrivée à la sucrerie en avril 2009 d’une diffusion type RT.

Début 2010, deux de ses membres ont co-rédigé le bulletin 141-142 du G.E.M.O.B. consacré aux fermes-sucreries et aux premières fabriques du sucre dans l’Oise au XIX° siècle.
En fin d’année, elle a rédigé un article paru en décembre dans la revue « L’archéologie industrielle » du C.I.L.A.C.
Elle réalise en 2011 la refonte totale de son site Internet et commence la centralisation de toutes ses données et archives pour en permettre une utilisation et un travail encore plus efficaces.

Courant 2012, les premiers affichages peuvent être réalisés : cf rubrique " les sucreries métropolitaines", départements Oise et Aisne.

Le 17 Mars 2012, une inauguration est organisée pour les adhérents, tous premiers visiteurs de cette première phase terminée.

Le 5 Décembre 2012 a lieu l'inauguration officielle, en présence de Madame la Ministre Claudie HAIGNERÉ, Présidente d'Universciences.

   

Octobre 2013
L'Association dispose désormais d'un local spécifique à la Sucrerie et qui lui permettra de se réunir dans de bonnes conditions.

Suite à un don conséquent, 28 armoires y sont désormais installées et elles reçoivent les documents du Centre de Documentation de l'Association, précédemment dispersés sur plusieurs pôles.
Ci-contre, une vue d'artiste du local aménagé (© J.P. Bourdier)

LOcal ASSF

 


Pièce maîtresse dans le processus d’extraction du sucre, la diffusion RT2 provient de la sucrerie de Maizy-sur-Aisne et nous avait été offerte en 2005 par la société TEREOS .
L’Association en a assuré le découpage (l’ensemble étant trop important) et son stockage.
Le 29 avril 2009, grâce aux subventions, en plus de notre apport, du Conseil Régional, des sociétés Deleplanque, Téréos, K.W.S. et de la S.A.F., le transport de ce tronçon de 80 tonnes a pu être finalisé.


Reportages sur le déplacement de la diffusion RT2 entre Maizy et Francières.
Petite remarque : dans le premier reportage, le commentateur parle de "cheminée". Il s'agit effectivement d'un lapsus. La diffusion
fontionne à l'horizontale et non à la verticale comme une cheminée !!

http://webtv.picardie.fr/video625

http://webtv.picardie.fr/video1901



 


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