Les Distilleries de Francières
La Sucrerie de Francières s'est adjointe par trois fois une distillerie.
L'une sous l’ère Crespel-Dellisse, une autre sous Grieninger et Bachoux avec Gallois comme directeur et la dernière sous Gaston Benoît.
C'était une activité d'appoint, variable dans le temps et les époques en fonction des diverses réglementations fiscales et légales, des nécessités financières et constituant un apport de travail durant l'intersaison. |
Souvent éphémères, elles ont été créées plus tardivement que les sucreries. |
![]() Distillerie 1880 (détail) Coll. JP Bricout |
![]() Vue de la distillerie 1930 |
LES MELASSES |
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Les mélasses sont le résidu non cristallisable, issu de la dernière étape d'extraction, le troisième jet (voire le quatrième). Il y en a trois : Cet alcool est utilisé par les industries de transformation pour certaines boissons spiritueuses, la vinaigrerie, la cosmétique et les parfums, et la chimie dont la fabrication de biocarburants (bioéthanol). |
De multiples procédés de distillation ont été utilisés. Parmi eux, l'osmose, l'alcool, la chaux et l’alcool et de multiples variantes portant le nom de leur inventeur. Pour la distillation à partir des betteraves, dans les années 1850, il s’agissait de la méthode Champonnois. Rapes, puis macération et fermentation dans des cuviers enfin alambic. On peut imaginer les méthodes successives pratiquées dans nos trois distilleries de Francières. Le degré obtenu dans la période moderne était proche de 100°. |
LA PREMIERE DISTILLERIE La demande de création a été formulée par Cespel-Dellisse en décembre 1854 juste avant la création de la société Leyvraz et Cie. L'autorisation a été accordée le 15 mars 1855. |
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LA DEUXIEME DISTILLERIE Gieninger, Bachoux et Gallois ont crée cette importante distillerie en 1880, bâtiment superbe créant un très beau décor de fond à la cour de réception des betteraves. Elle a été utilisée de 1880 à 1889. Jean-Pierre Besse note qu’elle employait une vingtaine de personnes. |
Et l’AG de décembre 1893 constate qu’on n’a pas pu songer à remettre en marche la distillerie et qu’on ne pourra jamais utiliser les appareils de distillation (obsolètes ? abimés par l’inaction ?). |
LA TROISIEME DISTILLERIE L’intérêt de la reprise de cette activité se manifeste dès 1921, année où est envisagée une distillerie à Catenoy par M.Gauthier, regroupant les sucreries environnantes pour distiller les mélasses. Francières y participerait pour 40.000 F. CA du 19 décembre 1934 : il a été distillé 5000 t de betteraves qui ont produit 5302 hl d'alcool à 100° et 4650 hl d'alcool de mélasses. L’AG de décembre 1936 donne les chiffres de la campagne précédente soit 7028 hl d'alcool de betteraves et 5206 hl d'alcool de mélasses. |
AG du 15 décembre 1937 : 3241 hl d’alcool de betteraves-3459 hl d’alcool de mélasses L’AG du 18 décembre 1940 rappelle les conditions épouvantables de l'année écoulée. AG de décembre 1941 : 326 hl d’alcool de betteraves 1522 d’alcool de mélasses La distillerie a donc cessé de fonctionner après 1944. En 1950, une partie de nos betteraves a été traitée à la distillerie de Neuvillette (Aisne). L’AG de décembre 1951 signale qu'elle est remise en route. En décembre 1953, un contingent d'alcool est alloué au distillateur. Mais en décembre 1954, il est dit que ce contingent est réduit de 6094 à 1767 hl. Elle est remise en route en 1958.Le CA du 21 novembre indique qu'un petit contingent d'alcool est alloué et que le traitement des égouts pauvres va dégager ainsi l’arrière de la sucrerie. Fin 1962 il écrit que la SDF a vendu 2300 hl et en 1963, 3048 hl. |
Les campagnes de distillation démarrent toujours fin novembre pour traiter les égouts pauvres. |
Et c'est la fermeture de la Sucrerie. Le matériel a-t-il été vendu ou ferraillé ? Nous n'en savons rien. |